Illustration de la couverture du témoignage d’une jeune fille sourde

Réalisez l’illustration de la couverture de notre prochain ouvrage : le témoignage d’une jeune fille sourde.

Titre provisoire : Au milieu du silence.

Date de remise du projet : 21 décembre 2019.


Voici un résumé très détaillé pour trouver des éléments d’illustration. Attention à bien respecter les informations techniques :
Christelle vit entourée de silence. Elle est née sourde et n’entend pas le moindre son. Ses parents lui parlent mais il lui est impossible de répéter, de reproduire, de former des mots, des phrases. Elle est coupée du monde. À trois ans elle subit une opération chirurgicale qui consiste à introduire dans son conduit auditif un implant cochléaire. Associé à un écouteur, qu’on fixe au-dessus de son oreille et qu’elle doit retirer la nuit pour reposer son cerveau, cet appareil est censé l’amener à percevoir des sons qui resteront, cependant, toujours artificiels. Elle ne se souvient pas de ce jour où la chirurgie l’a brusquement précipitée dans le monde des entendants mais ses parents lui ont dit qu’elle regardait de tous côtés. Sans doute ces bruits qu’elle ne parvenait pas à identifier l’effrayaient.

Très vite, le handicap décuple sa créativité. Elle se réfugie dans le visuel. Elle aime les couleurs, les tissus… Elle habille ses poupées avec des morceaux de papier et leur crée de superbes tenues qui sortent tout droit de son imagination. Un livre intitulé Top model, qu’on lui a offert pour ses huit ans lui apprend à dessiner des vêtements haute couture. Ce livre la fascine et elle ne le quitte plus.

À l’école, elle suit l’enseignement général où une assistante lui traduit en langue des signes (LSF) ce que la maîtresse dit à la classe. Mais trois problèmes majeurs retardent son apprentissage : d’une part elle entend très peu malgré son implant ; d’autre part elle ignore encore tout de cette langue des signes bien que la directrice de l’institution des sourds qu’elle fréquente en parallèle insiste pour qu’on lui l’enseigne ; enfin ses parents y sont formellement opposés. Ils la poussent, au contraire, à parler comme les autres enfants et à multiplier les séances d’orthophonie. Ce conflit accroît la pression qui pèse sur elle, sur ses capacités d’écoute, de compréhension. De plus, elle a honte d’être sourde et ne veut pas « signer ». Plus que tout, elle redoute que les enfants « normaux », toujours prêts à se moquer, la prennent pour un « singe » ou un « guignol ».

Sur le plan de l’apprentissage c’est comme si elle devait assimiler cinq choses en même temps. Quand ses camarades n’ont qu’à apprendre à lire et à écrire – ce qui est déjà difficile – Christelle, elle, doit apprendre à lire, à écrire, à comprendre et reproduire la langue des signes et à parler. C’est un programme très lourd pour une enfant, sachant par ailleurs qu’elle doit beaucoup se concentrer pour essayer d’entendre ! Pendant que ses camarades jouent ou s’adonnent à des activités extrascolaires comme le sport ou la musique, la petite sourde qu’elle est apprend tout bonnement à parler. De longues séances chez l’orthophoniste qui lui demande de recréer les sons de la langue française, en lui montrant la position des lèvres. Parfois, elle a l’impression d’être un vrai perroquet et pourtant les sons qui sortent de ses lèvres sont si difficiles à comprendre que les « entendants » se détournent souvent quand elle veut leur parler.

L’institution pour sourds où elle se rend deux fois par semaine lui apporte un peu de répit, en dehors des leçons de LSF que ses parents ont interdit mais qu’elle doit suivre quand même. Parmi ses semblables elle n’est plus perdue. Elle se fait de nombreux amis et, surtout, personne ne rit dans son dos quand elle s’efforce de prononcer un mot.

Les années passent et elle grandit. Elle devient une jolie jeune fille de type asiatique aux longs cheveux bruns. Elle s’intéresse toujours autant à la création et intègre un lycée professionnel qui prépare aux métiers de la couture. On lui offre sa première machine à coudre lorsqu’elle a 18 ans. Aujourd’hui, elle suit le cursus d’une grande école de mode et de stylisme où elle apprend à créer des tenues d’exception et des costumes…

Les objets qui l’entourent : du tissu, de beaux habits, une machine à coudre, un mannequin de couturière pour essayer ses créations…

 

Informations techniques

Proportions : format vertical (portrait), 20 cm X 24 cm. Voir le schéma ici ou sur la page des informations techniques.

  • Ne placer aucun élément important à 2 cm des bords.
  • Ne placer aucun élément important dans le premier tiers vertical (en haut) qui sera occupé par le titre de l’œuvre et le nom de l’auteur, appliqués par le maquettiste sur l’illustration.
  • Ne rien écrire sur l’illustration.
  • Privilégier les couleurs vives, visibles dans une vitrine.
  • Envoyez un cliché de votre œuvre de 300 DPI minimum (vérifiez la résolution avant l’envoi – attention : les téléphones portables ne permettent pas cette qualité)
  • Toutes les techniques sont acceptées (y compris ordinateur ou tablette) pourvu que ce soit en couleurs.
  • Si vous préférez dessiner sur grand format vous devrez multiplier par 1,5 ou par 2 pour respecter les proportions.
  • Si vous dessinez sur tablette, merci de fournir une image JPEG ou PNG de 300 DPI minimum.
  • N’hésitez surtout pas à nous contacter au 06 74 54 04 84 tous les jours jusqu’à 21h.
Questions souvent posées :
  • Doit-on écrire le titre de l’ouvrage sur son dessin?
    Réponse : Non
  • Doit-on signer son dessin?
    Réponse : Non. Vos noms et prénoms figureront dans les pages de garde du livre broché et de l’ebook.
  • Est-ce qu’il y a une récompense à la clé ?
    Réponse : Oui, 100€ de récompense si votre couverture est choisie, ainsi que votre nom dans le livre et un ou plusieurs articles dans les médias.