Une planète bien étrange (titre provisoire)

Nous sommes très  heureux de vous présenter le dessin de Ninon Janodet, 8 ans, région d’Occitanie (France) qui fera la couverture de notre prochaine publication. Un grand bravo à Ninon pour ce dessin très minimaliste qui a séduit notre jury ainsi que l’auteur (lire son mot ci-dessous)

Et voici la couverture en avant-première avec le titre définitif.

Nous remercions tous les finalistes et tous les participants pour leur créativité et leur talent.

Et voici un petit mot que l’auteur a adressé à Ninon : 

Bonjour Ninon,

Je suis Hervé Dupont auteur du conte De l’autre côté des étoiles que tu as  magnifiquement illustré. L’éditrice Mme chantal Lebrat m’a transmis la page  de couverture. Comme je vois très mal, ma femme Odile m’a décrit  ton dessin, qui est tout à fait dans l’esprit du livre.

Bravo! ce n’était pas évident d’illustrer un conte où l’on est toujours plongé dans le noir .

Continue à dessiner, tu as du talent  et c’est une bien belle activité. Avant  de perdre une bonne partie de ma vue je dessinais beaucoup et j’y ai toujours trouvé  un grand plaisir. Très  chaleureusement,

Hervé Dupont

 

Les 5 finalistes de ce concours étaient

 

Résumé : L’auteur est devenu aveugle et il a imaginé dans son livre un monde où la lumière n’existe pas, où la population a toujours vécu dans le noir complet et s’est accoutumée à cette spécificité. C’est sur cette planète que Gilles, le terrien, à échoué. Le toucher et l’ouïe de ces gens sont particulièrement développés. On se repère à l’aide des mains et des pieds dans les maisons et dans les rues. On s’aperçoit de la présence d’un autre individu grâce au signal sonore qui lui est attribué et qu’il active dès qu’il met le pied dehors. Les moyens de transport sont reconnaissables aux sons qu’ils émettent, comme les crapaubus qui font le tour de la ville et auxquels la population est attachée.  Il n’y a pas d’obstacle sur les routes pour éviter les accidents. Les portraits sont réalisés dans de l’argile après un toucher minutieux pour analyser les détails du visage. Le corps lui-même s’est adapté à l’absence de vision : les habitants de cette planète n’ont pas d’yeux, mais six doigts pour un toucher plus sensible, de grandes oreilles, de grandes narines et surtout … pas de cheveux, considérés comme une anomalie qu’il faut traiter. Mais Gilles, lui, aime ses cheveux et ne veut pas qu’on les coupe.
Ces personnes ne manquent de rien : bibliothèque, musée, salle de concert, écoles, terrains de sport, tout y est. Le temps ne semble pas avoir d’importance, les montres n’existent pas. Les Altériens ne craignent qu’une chose :  la Grande Terreur, moment unique et rare où la lumière fait son apparition. Les habitants doivent alors se confiner jusqu’à la fin de l’alerte. Gilles est le seul à comprendre mais doit respecter les règles de vie de cette population qui l’a si gentiment accueilli, bien qu’il ait beaucoup de mal à s’y faire.

 
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